Archives pour la catégorie Les pages culturelles

Pistes électroniques

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Des plages electro azuréennes aux sommets enneigés du Mercantour, on surfera sur du gros son encore cette année. Les pistes électroniques fonctionnent en effet sur les mêmes principes que son alter ego qui enflamme nos rivages en été. La programmation de ce deuxième festival promet donc la même qualité musicale, la neige et les moon boots en plus. Les diverses déclinaisons electro réservent quelques surprises au détour des sentiers neigeux. Ainsi une première session reggae  hip hop break avec la présence de Da Jabu, de Diams, de Pulla ou encore Dj Chicky introduira les festivités. Dans la même trajectoire, il sera possible de slalomer autant sur de l’electro hip hop avec  Son of Kick en featuring avec Supermicro que sur de l’electro club hip hop crunk…Pour le reste,  des sélections electro en tout genre, electro jazz soul funk avec notamment  Trys kayo ou Paul Kersey, electro rock kidz ou encore electro house club ramèneront du beau monde sur les pistes d’Auron ou d’Isola. Ce festival promet donc  un calendrier chargé, de quoi faire fondre la glace dans les stations et clôturer la saison d’hiver en son et lumière…

Sophie Queval

 

Robin Mc Kelle

On dit de cette jeune chanteuse américaine qu’elle est devenue le nouveau phénomène jazz, et que son timbre de voix est très inspiré d’Ella Fitzgerald. Sa voix de contralto charnelle et à la fois puissante, habituée à la compagnie de big band, surtout sur ses deux premiers albums (« Introducing Robin Mc Kelle », « Modern Antique ») s’oriente maintenant vers un registre rhythm’n’blues, soul et définitivement jazzy.

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Ce style vintage, elle l’emprunte aux sixties et à ses idoles telles que Nina Simone ou Ray Charles. Sur son nouvel album « Mess Around », elle s’offre la contribution de Fred Wesley, ex-tromboniste et directeur artistique de James Brown. Il lui arrange ainsi certaines de ses chansons et orchestre la très belle reprise de Doc Pomus que Ray Charles a chanté par la suite « Lonely Avenue ».

Talentueuse, Robin Mc Kelle marche au feeling et à l’authenticité, c’est pourquoi ce troisième album est composé de reprises (« I can’t see nobody » des Bee Gees y est surprenante) ou de créations (« Since you looked in your eyes »). Dénuées de tout artifice, ses interprétations sur scène sont douces et vibrantes, sans le moindre maniérisme.

Sophie Queval

 

Gotan Project

gotanprojectSynthèse electro et dub house sobrement stylisée par une musique passionnée et corporelle, voilà l’équilibre unique de Gotan Project. L’univers de ce trio amoureux de l’Argentine, de sa mélancolie et de son ardeur est simplement renversant. D’ailleurs, le nom du groupe le formule à sa façon, « Gotan » signifiant à l’évidence tango en verlan… A l’origine de cette fusion encore inexpérimentée, le compositeur Philippe Cohen Solal, conseiller musical pour Von Trier ou Tavernier dans les années 90. Il est accompagné du guitariste argentin Eduardo Makaroff et du mixeur suisse Christoph H. Muller. Sous leurs allures de  gauchos (ces gardiens de la pampa argentine), toujours élégamment revêtus et appliqués à leur art, ils en imposent. C’est d’abord le milieu electro et la presse spécialisée qui s’épatent avec le tout premier maxi CD « El capitalismo Faraneo/ Vuelvo al sur » en janvier 2000.  Par cette musique auto-décrite comme « electrauthentica », ils se lancent dans une danse effrénée : sortie du premier album « La revancha del tango » en 2001, puis une tournée mondiale de deux ans. Aujourd’hui, ils annoncent la sortie de leur dernier album « Tango 3.0 ». Encore habités par cet amour pour le pays aux milles passions, ils lui rendent hommage dans le cadre des premières rencontres tango à Cannes… on succombe.

Sophie Queval.

 

Skatalites

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Il y en a eu des aventures, et il y en aura surement encore bien d’autres à conter pour évoquer l’histoire de ce groupe jamaïcain. En 1964 précisément, Skatalites puise dans les ressources musicales africaines, exportées aux Etats-Unis ou en Amérique Latine pour faire évoluer un style « yardie ». On découvre alors l’un des premiers groupes ska, pionnier du genre. En s’inspirant de sonorités telles que le rhythm’n blues, la soul, le mento ou le calypso, le groupe se démocratise et épand son rythme jamaïcain sur tous les continents. Ce son festif, populaire, se « satellise» en dehors de l’île, et se popularise grâce au premier album  « Ska authentic ». A l’origine, ce sont Don Drummond, considéré par ses compères comme l’un des meilleurs trombonistes du monde, et Tony Mc Cook, qui mènent la barque et dirigent les six autres membres d’équipage. Mais la bande se dissout,  se disperse pour de nouveaux horizons, et ce pendant plusieurs années, fatalité du temps qui passe sans doute…

En 1983, Skatalites se reforme, et choisit de changer de cap et de redéfinir sa trajectoire grâce au noyau du groupe, toujours en orbite. Il enchaîne alors bon nombre de tournées et enregistre plusieurs albums dont « HI-BOP Ska », « Ball on Fire », ou « From Paris with Love ». Aujourd’hui, à la veille de leur 46eme anniversaire, et de leur passage sur les scènes de la région, les différents musiciens du groupe prouvent qu’ils sont toujours gardiens de cette âme « Skatalites », et que la légende continue d’exister en perpétuelle rotation autour de la planète ska…

Sophie Queval

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Festival Skabazac

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Quoi de plus beau que de se retrouver plongé au milieu d’une foule mouvante (25 000 festivaliers attendus sur le site de la Roque) pour écouter et célébrer des artistes prestigieux ! Au programme, le mythique groupe US, Cypress Hill et la sortie de leur nouvel opus « Rise Up », Emir Kusturica and the No Smoking Orchestra, Ska P, Lee Sratch Perry, Le Peuple de l’herbe, Hocus Pocus et bien d’autres… La programmation de cette 12e édition est tout simplement énorme. Autour de groupes à la renommée nationale et internationale ou de nouvelles découvertes locales, le festival se condense sur un weekend de deux jours. Il faut croire que les nuits risquent d’être courtes près de Rodez ! Les deux scènes mises à la disposition des amateurs de musique électro, hip hop, drum & bass ou dub vont donc voir passer du lourd. Préchauffez vos oreilles, Skabazac amorce le début des festivités estivales dans un souffle d’allégresse !

Sophie Queval.

 

Festival Convivencia

Tout près des canaux, pendant la belle saison, une destination célébrant la musique du monde  vous donnera un avant goût d’évasion. Ce Festival naviguant qui fêtera sa 14e édition cette année, fait toujours route en direction du même projet, proposer des concerts organisés sur le pont de péniches le « Chèvrefeuille » et le « Tourmente ». Des artistes locaux comme Les Fabulous Tobadores, et de nombreux compositeurs internationaux dont Musicien du Nil, Les Tambours de Burundi, ou Souad Massi se prêteront au jeu, au détour des berges. Et c’est ainsi que cette scène mouvante se déplacera de ville en ville fendant les flots tranquilles du Canal des Deux-Mers. La convivialité sera donc bien au rendez-vous, quel que soit l’âge, en prônant la connivence autour d’apéro-concerts dans la soute – guinguette ou sur la terre ferme, le long des rivages. Il faut croire que dans la chaleur insouciante de l’été, la quête de convivialité est une aubaine pour attirer les amateurs de musique… ? Sophie Queval

Du 26/06 au 01/07 Canal du Midi, Canal Latéral et Rhône (31). Mail : http://www.chevrefeuille.comFESTIVAL+CONVIVENCIA+visuel+sans+logos

Zoom sur The H.O.S.T

C’est un trio marseillais, barbu et résolument rock que voilà. Lorsque l’on prononce ce nom, The Hidden Obscen Sons of Twilight, on se dit que ce groupe a de fatals penchants pour les décors d’épouvante et nébuleux ou du moins qu’il en est très inspiré. La sortie de son deuxième opus est une belle occasion pour nous d’enquêter sur les revendications musicales de ces phocéens et de dépeindre leur parcours. Petit aperçu sur cette formation aux trois visages et sur cet univers énigmatique…

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The H.O.S.T cache bien des mystères, et à en croire le nom du groupe, il reste encore un grand nombre de choses à élucider sur ces grand bruns ténébreux… Premièrement, il serait judicieux de vous renseigner sur leur histoire, et d’où est née cette passion pour ce rock si pertinent ? Et bien, ils sont discrets, et à vrai dire, leur biographie occulte bien des événements. Tout ce dont on est sûr, c’est de leur rôle respectif dans la bande. Julien Arniaud combine les savoir-faire, il est au chant, à la guitare et de temps à autre au clavier. Thomas Campion, lui soigne sa batterie, et Vincent Fraschina sa basse. Ces trois là se sont connus au lycée, et partageaient déjà des inspirations rock : Led Zeppelin, Queen of the Stone Age, The Clash, Pearl Jam… Autant dire toute la panoplie immanquable d’un ado en mal de rock. Au départ, le groupe se compose de quatre musiciens, et Julien, la voix actuelle du groupe, ne faisait alors que quelques apparitions partielles au micro. Mais le noyau évolue et grandit, pour donner naissance à une triade.

Une formation, une symbiose…

Après de longs mois de retranchement, ils mutent et ressortent grandis de ces répétitions. Et même si leur discographie est encore à l’aube de sa quintessence, elle est déjà très prometteuse. Courant 2004, il enregistre leur premier EP dans le studio d’enregistrement Sound Suite Studio qui voit d’ailleurs passer de nombreux groupes de metal, de punk ou de rock nationaux et internationaux. L’album est soigné, et n’a rien d’amateur. Ses six premiers morceaux présentés par le titre « Burning Altamont » révèlent une nature particulière et atypique. Proche du rock nineties, tout à la fois grungy, pop rock, et aérien. Il s’introduit par « Hey you » dont on savait sans appel que le titre accrocheur était vivement sollicité en concert. Mais c’est leur deuxième album « Love, birth and desillusions » enregistré en automne 2009 qui attire toute notre curiosité.

« Everything you’ve heard but different! »

C’est un peu ça la formule de The H.O.S.T… Des sonorités familières et expérimentées par une culture musicale de référence. On adhère naturellement à cet album, car on s’y sent bien. D’une piste à l’autre, on découvre des morceaux propres, fidèles à l’esthétisme du premier album. Le chant s’accommode instinctivement aux différentes textures sonores. Sans difficulté, il s’aligne autant sur des ballades mélodieuses et lunaires comme « Moon », « Alone » ou « Samuel » que sur des riffs plus expressifs tels que « Smile ». La pluralité de cet album ne manque pas de nous rappeler qu’encore une fois la composition est peaufinée, et qu’elle ne s’ancre pas dans un genre prédéfini. Car s’il est bien une chose que l’on ne peut reprocher à ce groupe c’est bien ce contraste fluide et diapré, ce rock, à la fois incisif et lancinant. Les textes partagent cette même quête d’onirisme, rêveries et paysages cinématographiques fusionnent pour nous immerger dans un monde musical parallèle. Les deux albums connus à ce jour, offrent un panel de titres dont aucun n’est tronqué, et permettent de faire un tour d’horizon de ce que vous pourriez voir dans les salles. En remportant d’ailleurs le tremplin du printemps de L’Usine d’Istres, Julien, Thomas et Vincent démontrent que leur habilité sur scène demeure unanimement convaincante…? Sophie Queval.

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www.myspace.com/thehost

Les 23/04 au Lollipop Music Store – Marseille (13), 21/05 au Portail Coucou – Salon de Provence (13) et 23/05 Le Lounge – Marseille (13).

Bout du Monde – le magazine de la photo, de l’évasion et de la culture.

Réalisation d’un journal de presse spécialisé –  Licence 3 Information Communication, parcours écriture.

(extrait)

Roadtrip en Charlevoix,

le périple d’une baroudeuse en herbe

Sur la rive nord du Saint Laurent, il y a là une terre sauvage aux paysages panoramiques et sans frontières qui vous immerge d’images à jamais.

Les arguments justifiant cette échappée belle en Charlevoix étaient nombreux mais c’est avant tout l’immersion sauvage, les petits villages délicats et l’extrême liberté de mouvement qui ont motivé mes premiers pas d’exploratrice. La première des conditions était de repérer le terrain. Mais mon sens de l’orientation n’a jamais été extrêmement décuplé et je n’avais pas pris le temps de m’organiser. Je n’avais d’ailleurs ni GPS, ni carte, ni compas sur moi pour me situer dans le grand nord, et me faire passer pour une ancienne lauréate d’un raid-boussole. On m’avait d’ailleurs confié une Chevrolet ministérielle parce que je n’avais pas songé à réserver avant. Légèrement stressée par le trajet donc, et par cette présomptueuse berline, j’ai été vite rassuré en découvrant que pour sillonner ce site, il n’y a qu’un seul chemin à emprunter. Ca s’peux-tu ?! Et bien, oui, il ne s’agit pas d’un psaume biblique mais d’un fait, la route s’étend sur une centaine de kilomètres, inlassablement droite et continue, le long du Saint-Laurent. Alors bienvenue en Charlevoix, suivez le guide, je vous emmène avec moi…

Baie Saint-Paul

Le périple s’inaugure par Baie Saint-Paul et ses couleurs d’automne. Cette toute petite bourgade, fondée en 1714, jonchée de toits colorés et de galeries d’art a de quoi séduire. C’est en ratant le train de la révolution industrielle qu’elle choisira de se muer en une villégiature d’artistes-peintres et d’amoureux de grands espaces. Mais c’est surtout lorsque l’on décide de s’aventurer près des quais que le voyage vers l’immensité québécoise commence. On s’image alors un petit port plaisancier où des pêcheurs du dimanche viennent philosopher avec les mouettes et les mâts qui carillonnent. Et bien non, on se retrouve littéralement désemparé par la beauté d’un paysage linéaire et solitaire. Et puisque c’est l’automne et surtout, la fin de la saison touristique, vous vous trouvez là seul face à l’étendue sauvage du Saint-Laurent. Le décor est parfait, le soleil timide vous réchauffe le cœur tant qu’il peut, de toute façon vous êtes comblés par cette vision.

Et lorsque l’on reprend la rangée continue de lignes jaunes qui tracent la route de Charlevoix, on retrouve des voyageurs sur le haut de la plaine. Ils se sont arrêtés là pour découvrir le paysage. Sans savoir à quel point la vue est plus belle d’en bas, ceux là on choisit la vision aérienne, flegmatique et détachée, celle idéale pour prendre la pose à deux, joue contre joue, et figer son passage à la hâte. Qu’importe… Vous, vous vous êtes imprégnez, et vous avez l’impression d’avoir compris. Maintenant, vous irez trouver les recoins et les cachettes secrètes qui se camouflent autour, celles qui vous révèlent la véritable noblesse de cette contrée.

C’est donc sur cette idée que vous entamez un freinage d’urgence sur le bas côté, quelques kilomètres plus loin. Vous pouvez vous le permettre, votre nouvelle voiture a du répondant. A travers l’enfilade d’arbres qui bordent l’asphalte, vous avez aperçu quelque chose. Il suffira de marcher quelques minutes pour gagner une rivière et sa crique. Il ne manque alors que la présence d’animaux sauvages à ce panorama pour recomposer l’imaginaire que vous vous faisiez de l’Amérique du Nord avant d’entamer ce voyage. Aucun bruit parasite, ni même un nuage en vue, mais seulement le doux clapotis de l’eau qui file sous vos pieds, et l’odeur de la forêt. Vous avez presque envie de pêcher. Vous vous allumez une cigarette au soleil, sous la légère brise et plus aucune personne ne vous manque. C’est l’endroit parfait pour rester seul et s’immerger, et ne penser à rien.

Jusque là, vous en conviendrez, tout y est. Mais vous avez cette intuition naturelle de penser que plus vous avancerez, et plus les découvertes seront étourdissantes. Votre voyage commence à peine, et vous reprenez la route pour avaler quelques kilomètres. La destination finale est Tadoussac et vous êtes impatient de découvrir l’endroit. Vous comptez y passer la nuit et profiter de l’aube pour surprendre les marsouins non loin du rivage. Ce sera l’ultime aventure avant le retour en sens inverse, et c’est peut être cette destination qui vous saisit le plus. Mais pour l’instant, mains sur le volant, vous gardez les yeux grands ouverts sur l’horizon qui défile droit devant vous. Le trajet fait définitivement parti du voyage.

La Malbaie

La Malbaie, Sainte Irénée ou Baie Sainte Catherine sont des places privilégiées, choyées par l’ampleur du Golfe. Petits villages paisibles et tranquilles, ils furent à l’origine le berceau du tourisme canadien. Terre d’accueil pour les anglophones, la Malbaie devint notamment avec son somptueux Manoir Richelieu le comble du chic. Pour l’époque, quitter la chaleur estivale de New-York pour la brise de Charlevoix était d’un luxe implacable.

Vous vous y arrêtez donc, mais pour sortir la canne à pêche. Le rôle du gentil touriste attendra. Lorsque l’on fait un roadtrip c’est pour réaliser des trips, et harponner un énorme poisson au Québec en est un. Vous décidez donc de marcher jusqu’au bout d’un chemin de bois et de pierres où des retraités natifs discutent très mollement. C’est l’occasion de se distraire, de se dépayser en tendant l’oreille, et de voir de quoi regorge le Saint-Laurent. Un homme assis à quelques mètres, et toisant votre maladresse avec le maniement de l’arme, vous dit pourtant que la saison est belle et bien finie, et que les poissons ont décampé. Dommage, vous vous prépariez à poser la tente au coin d’un feu, à la tombée du jour et, pas l’espoir d’une truite pour animer la soirée. Vous profitez donc du paysage comme cet homme, gardant la canne à la main tout en laissant s’évaporer vos illusions. Quand soudain, juste là devant vous, des bélugas affleurent la surface de l’eau. Leurs ailerons blancs, éclairés par le miroitement du soleil, surnagent les flots comme de petites vagues couvertes d’écume. Ces baleines albinos ne sont pas un mirage. Ces bélugas sont seulement à quelques brasses de votre position. L’homme reprend alors la conversation en pointant du doigt l’animal : « Hey, ça par contre c’est de saison ». Vous êtes restés médusé quelques secondes et souriez bêtement à ce monsieur, ce ponton était le choix idéal.

 

Tadoussac

Vous reprenez la route ravie quelques heures plus tard, ne pensant pas être déjà sur la route des baleines. Vous êtes presque arrivé à destination, et une navette vous attend pour la traverse. Le fjord du Saguenay s’étend sur 2 kilomètres et sépare la ville de Tadoussac du reste de la rive que vous venez de visiter. A bord du ferry, vous observez cet immense plan d’eau immobile et dormant, bordé de collines.

Le village en face est la capitale de l’observation des baleines, et tira parti à l’époque du commerce des fourrures et de la pêche. Puis, après s’être libéré du régime français, il s’investit dans la production de bois et accueille désormais des vacanciers.

Tadoussac (ou tatoushak signifiant « butte ronde » en algonquin) fait donc parti du décor grandiose de cet estuaire. Une hôtellerie de luxe et des croisières en steamer y attirent des touristes depuis plus d’un siècle. Mais entre nous, ce n’est pas cela que vous êtes venu voir. Ce qui vous intéresse avant de trouver un camping pour la nuit, c’est de repérer la Pointe le l’Islet. Ce rocher long de 233 m se situe à l’ouest de la marina. Il est principalement destiné à servir de refuge aux oiseaux migrateurs, comme l’oie des neiges mais c’est aussi l’endroit le mieux indiqué pour l’observation des mammifères marins. Beaucoup moins polluante que les zodiaques, gratuite et tout aussi convaincante, la Pointe de l’Islet offre un splendide point de vue.

Pointe de l'Islet

Le lendemain matin, thermos à la main, au bord de ces rochers sacrés, et les yeux portés sur ce tableau nordique, vous pouvez alors scruter le jet des baleines bleues. Le cérémonial des baleines dans le golfe est un spectacle envoûtant si l’on est un peu patient et tenace. Cramponné à vos jumelles, vous ressentez une plénitude certaine et une fierté sans borne. Vous êtes un veinard qui par une belle matinée d’octobre a la chance d’embrasser la beauté du monde. Il n’y a autour de vous pas d’autre agitation que le souffle puissant du vent et la présence des mouettes pour chaparder quelques morceaux de votre déjeuner. Ça y est, vous avez atteint la destination finale, vous y êtes enfin… Vous couronnez cette odyssée auprès des cétacés, et vous comme moi admettrez qu’en Charlevoix, il n’y a décidément qu’un seul chemin pour voyager.

 
Sophie Queval Parola
 
 

 

Nota bene 

La présence des baleines constitue un véritable patrimoine écologique pour le Québec et offre aux visiteurs une occasion exceptionnelle de rencontrer dans leur milieu naturel, les plus grands mammifères de la planète. Dans cette vaste mer intérieure, les caractéristiques du relief sous-marin se combinent aux courants froids venus du Labrador et aux nutriments charriés par les affluents du fleuve pour former un écosystème si riche en plancton et en poisson qu’il attire de nombreux cétacés. Certains arrivent dès la fonte des glaces, à la fin du printemps, pour profiter de cet immense garde-manger. D’autres suivent, parfois au terme d’une longue migration. C’est de juillet à octobre que les baleines sont les plus nombreuses.

Site internet

www.baleinesendirect.net : une mine d’information sur les cétacés du Saint-Laurent, avec des rapports hebdomadaires sur le nombre et la localisation des baleines un peu partout dans le golfe.

A Lire

« Tant qu’il y aura des baleines… A la découverte des cétacés du Saint-Laurent », textes d’Evelyne Daigle et illustrations de Daniel Grenier, Kétos et les 400 coups, Montréal, 2000. Un livre merveilleusement illustré et à la portée de tous.

Ez3KIEL/HINT/V13

Ez3kiel / Hint /V 13.

Le nouveau rock français s’apprête à sortir de sa tanière sombre et souterraine, ouvrant la voie à une expérimentation electro acoustique aérienne.  Les groupes se succéderont au cours de cette soirée, révélant tour à tour leurs apparats et cette violente fragilité, fil rouge de la programmation. Ez3kiel, introduira ce bal avec ivresse, en se racontant en image et en son, cultivant toujours ce désir d’allier instruments et nouvelles technologies.  Au cours de ce live, son univers trouble s’exprimera par des sonorités brumeuses et alternatives, appel à un voyage auditif et visuel surprenant. Le groupe Hint partagera la scène du groupe trip hop, avec lequel il s’est déjà produit sur scène. Le dvd « Ez3kiel Versus Hint » retrace d’ailleurs cette odyssée dont la musicalité laisse part à une très grande amplitude émotionnelle. Cette fusion rock et mélancolique, donnera l’occasion à V13 de libérer son metal conceptuel. Dans cette ascension vertigineuse, en route vers les sommets d’un rock incisif et acharné, le groupe exultera les quelques morceaux de son dernier album « Overlook Hotel »… Sophie Queval

CHINESE MAN

Chinese man

L’éphèbe aux yeux bridés a tout d’un conquérant post apocalyptique, venu de contrées lointaines pour nous atomiser. Il répand son aura asiatique pour submerger les salles de samples tonitruants, aux basses puissantes, musclées et vigoureuses. Voilà sa religion, combiner les influences reggae, baile funk brésilien (ou funk carioca), jazz soul et hip hop à des références cinématographiques ou orientales. Ses brassages musicaux, il les aiguise à la lame de son katana, euh non pardon, de son sabre Tao ! Avec l’aide de ses différentes faces cachées, Sly, Zé Matéo et High Ku, c’est une véritable brigade qui se camoufle sous cette personnification. Découvert sur Nova, les différents DJ’s aux platines débarquent pour vous assujettir à leur son. L’année du tigre leur appartient, on les attend et on se prépare au guet-apens !Sophie Queval.